Manifeste Feministe Revue De Presse Depeches

Revue de presse hors série : manifeste féministe

Chers lecteurs,

Cela fait quelques semaines maintenant que je n’ai pu vous présenter notre revue de presse hebdomadaire et je vous présente toutes mes excuses même si je me réjouis qu’elle vous ait manqué .

Au vu de l’actualité, je ne peux pas ne pas réagir ce jour. Voici donc une revue de presse hors série.

Le 9 janvier 2018, un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Brigitte Lahaie et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes », défendant ainsi « une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle ». Source Le Monde

Une première question basique : importuner est donc désormais un des synonymes de séduire ? Je sais que la langue française bouge mais quand même je croyais que séduire était plaisant et qu’importuner désagréable. Faut-il que je m’achète un nouveau dictionnaire ?

Petite notion de féminisme

« Féminisme » c’est fou à quel point je n’aime pas ce mot… ne serait-ce que parce qu’il oppose femmes et hommes.

Malheureusement, si nous avons été contraints de l’inventer c’est que le problème est bien existant. Et me rappeler que je vais en baver toute ma vie simplement parce que je suis née femme me désole. Et vous savez ce qui me désole encore plus ? C’est de voir que beaucoup d’hommes et de femmes se moquent de ce problème qu’ils considèrent comme non-existant. Il est évident que l’objectif véritable du féminisme n’est pas que la femme prenne le dessus sur l’homme mais bien que leurs droits soient égaux.

Notre droit c’est aussi pouvoir se promener librement dans la rue sans craindre un viol et sans affronter les phrases gênantes et regards méga flippants insistants de toute la gente masculine que l’on va croiser. Notre droit c’est également de pouvoir s’épanouir professionnellement sans vivre au quotidien des remarques lourdes qui en deviennent pesantes.

Petite notion de drague

Lorsque je vois écrit noir sur blanc « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste. » ça me rend tout simplement triste. J’en viens à me demander si ces femmes marchent dans les mêmes rues que moi. Apparemment non, bien que la célèbre rue de la république située à Lyon ne soit pourtant pas considérée comme une « zone à risques », je ne peux pas comprendre qu’un « Hey t’es mignonne toi, tu me suces ? » ou « Woua tema ces seins je m’étouffe dedans ce soir, donne-moi ton numéro ! Tu veux pas ? T’inquiète je vais te suivre salope. » soient considérés comme de la drague maladroite. Personnellement, oui je le vis a chaque fois comme un agression. J’en viens maintenant à ne jamais sortir sans ma musique dans les oreilles pour être sûre de pas entendre d’obscénités. Je vous vois venir… « Oh le petit cul béni qui est choquée par des allusions sexuelles » NON ça n’a là rien à voir. Mais lorsque je suis dans la rue, seule, avec un ami ou avec un contact professionnel, qu’un autre homme me dévisage avec insistance ou m’interpelle de manière grossière me met toujours extrêmement mal à l’aise et me fera perdre mes moyens. Notamment par peur (parce que, oui, parfois ça fait peur !) par honte et par gêne, mais aussi que ce contact professionnel ou ami me voit également de la même manière et ne me prenne plus au sérieux par exemple. Aujourd’hui je suis adulte, mais avant, quand j’étais adolescente, les remarques étaient les mêmes. Et ce genre de remarques voyez-vous, elles nous viennent en frontal et forment des complexes. Des petits complexes qui nous hantent, qui nous font peur et qui peuvent se transformer en choses bien plus graves qui changent une vie à jamais (manque de confiance en soit, agoraphobie, dépression, troubles du comportement alimentaire, tentatives de suicide… des trucs joyeux quoi). EST-CE CELA QUE VOUS VOULEZ POUR VOS ENFANTS ? Je ne crois pas. Moi, en tout cas, je ne veux pas ! C’est pour cela que j’ai choisi de me battre. Les générations futures de filles ont le droit de vivre sereinement. Et pour cela, oui il faut dénoncer ce genre de pratiques, oui il faut expliquer à nos hommes que ça ne se fait pas, oui il faut changer les mœurs. La rééducation c’est maintenant.

De beaux exemples :

Parmi les 100 signataire de la tribune :

Catherine Millet

« Je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée parce que je pourrais témoigner que du viol on s’en sort. » Source Brain

Bien sûr Madame Millet,  on peut s’en sortir après des années de mal-être, de trouble du sommeil, de thérapie et de souffrance.

Brigitte Lahaie

 » On peut jouir lors d’un viol, je vous signale  » Source Konbini

Bien sûr Madame Lahaie, le violeur jouit.

Alors oui quand je vois des commentaires misogynes ou sexistes surtout dans le milieu professionnel, ça m’énerve.

C’est d’ailleurs pourquoi je voudrais vous faire part de cette petite trouvaille sur le site de Bagelstein, provocation en communication n’est pas toujours bon !

Et je lance donc le message suivant : Si tu y manges, tu dois le savoir #bagelweinstein #balancetonporc

Je compte sur vous pour partager au maximum ce dernier message afin qu’il soit supprimé de leur site.

MISE A JOUR AU 15 JANVIER 2018

Suite à la publication de cet article et du partage sur les réseaux sociaux, l’enseigne Bagelstein a supprimé la phrase de leur site. Un petit pas pour les femmes, un grand pas pour l »humanité.

 

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